LE CHOUCAS DES TOURS

Corvus monedula

Je suis un corvidé et je peux paraître tout noir, comme mes cousins. Mais je suis plus beau, avec mes nuances de gris et mon oeil clair. Evidemment, vous ne pouvez pas les voir, si vous m’observez lorsque je suis dans mon dortoir…

Pointe à la Bise/GE, février 2021

Vous avez dû aller à Zurich pour me voir ? Pourtant, j’abonde à Genève. Mais je vous pardonne, vous nous avez bien mis en valeur.

Zurich, Place Bellevue, décembre 2021 et janvier 2022

De Zurich au canton de Vaud. Toujours rien à Genève. Incroyable, mais vrai.

LE BRUANT À CALOTTE BLANCHE

Emberiza leucocephalos

Je suis une véritable rareté chez vous. J’essaie de me mélanger à mes cousins jaunes, mais une foule d’ornithologues épie chacun de mes faits et gestes…

Je crois que je vais retourner en Sibérie.

Landecy/GE, février 2021

LA CHEVÊCHE D’ATHÉNA

Athene noctua

En danger de disparition jusqu’à il y a quelque temps, elle semble avoir retrouvé un peu de forces. Mais cette petite chouette reste très difficile à voir.

Tentons notre chance au Tessin

Impossible de ne pas craquer devant des yeux si magnifiques !

Elle a quitté le Tessin et pendant longtemps, elle n’a plus fait parler d’elle. Jusqu’à ce jour, lors d’une balade dans la campagne genevoise.

Laconnex/GE, avril 2023

LE FULIGULE À BEC CERCLÉ

Aythya collaris

Un Nord-américain égaré en Suisse… Il a fallu longtemps le chercher, car il se mélange fort volontiers aux fuligules morillons bien de chez nous et il leur ressemble passablement.

La Dullive/VD, janvier 2021

Il doit se sentir un peu seul… Il faudra lui trouver une compagne.

LE GOÉLAND CENDRÉ

Larus canus

Il s’est fait attendre, celui-ci ! Plus petit et plus discret que son confrère, le goéland leucophée, il se cache souvent parmi les mouettes rieuses pour mieux passer inaperçu.

Port de l’Ouchettaz/VD, janvier 2021

Il nous a fait encore le coup… Nous avons failli le louper !

Marais de Sionnet/GE, janvier 2022

LE PINSON DU NORD

Fringilla montifringilla

L’espace d’un instant, le ciel au-dessus de la hêtraie s’obscurcit. Puis, tout redevient normal. Normal ? Voilà que le sol bouge, les feuilles mortes s’animent alors qu’il n’y pas un souffle de vent…

Les pinsons du Nord sont arrivés. Par centaines, ils volent d’un arbre à l’autre, puis plongent dans le sous-bois, à la recherche des faines dont ils raffolent.

Champ-Pittet/VD, janvier 2021

Il ne nous reste qu’à trouver leur dortoir, où plusieurs centaines de milliers d’oiseaux passent leurs nuits.

Autre canton, autres moeurs ? Ils sont moins nombreux à Genève. Ils se mélangent à leurs cousins, les pinson des arbres, et aux verdiers. Ils sont moins faciles à identifier… Mais parfois, ils s’arrêtent aussi.

Marais de Sionnet/GE, décembre 2021

LE TARIN DES AULNES

Spinus spinus

Une vieille légende raconte que le tarin cache dans son nid une pierre magique qui le rend invisible. Ce n’est donc pas étonnant que je ne l’aie jamais vu.

Un beau jour, un imprudent a montré son bec au Tessin et ses copains genevois n’ont pas voulu demeurer en reste…

Bords de l’Aire/GE, janvier 2021

Deux jours plus tard, c’est une vraie déferlante !

Marais de Sionnet/GE, janvier 2021

LE GRÈBE À COU NOIR

Podiceps nigricollis

Celui-ci a oublié son instinct grégaire… Il se promène seul dans le petit port, ballotté par les vagues, presque invisible entre une plongée et l’autre.

Heureusement, son oeil rouge attire le regard.

Pointe à la Bise/GE, décembre 2020

Cette fois-ci, ils étaient une vingtaine à s’ébattre au large. De temps en temps, l’un ou l’autre, au hasard d’une plongée, s’approchait de mon objectif.

Noville/VD, Grand Canal, janvier 2021

Et les couleurs nuptiales s’annoncent.

Dans toute leur splendeur.

LA BERNACHE NONNETTE

Branta leucopsis

Se sont-elles échappées d’un parc animalier ? Viennent-elles de France voisine ? Ont-elles fait le voyage depuis les tréfonds de l’Arctique ? Peu importe, au fond. Elles sont là et je me régale.

Creux de Genthod/GE, décembre 2020

LE SANGLIER

Sus scrofa

J’imaginais le sanglier se cacher le jour dans les bois ou les broussailles, pour en sortir la nuit se nourrir des délices plantés par nos agriculteurs…

Donc j’ai été plutôt surpris, ce jour-là, alors que j’admirais une douzaine de hérons cendrés regroupés dans un coin du marais, de voir apparaître dans mes jumelles tout d’abord la mère et ensuite six jeunes, cherchant de quoi manger dans les roseaux.

Marais de Sionnet/GE, décembre 2020

Veni, vidi…fugi.

Marais de Sionnet/GE, mars 2021