LE BLAIREAU

Meles meles

« Quel blaireau ! ». Cette expression peu flatteuse en dit long sur la sympathie que suscite en général cet animal.

C’est peut-être pour cela et certainement pour la chasse inconsidérée qu’on lui mène qu’il se fait furtif et discret, sortant uniquement la nuit. Difficile à voir…

Mais c’est sans compter avec la ruse de Sophie.

Et la patience de Paola qui a réussi la mission impossible.

LE CHEVALIER GUIGNETTE

Actitis hypoleucos

Il est le limicole le plus commun de nos lacs et rivières. Le seul que l’on peut voir toute l’année.

Pourtant, il nous a fallu du temps pour le dénicher. Et des ruses de Sioux pour l’approcher.

Barrage de Verbois/GE, août 2020

Il avait ouvert la saison 2020 des limicoles. L’honneur de la clore lui revient de droit.

Barrage de Verbois/GE, décembre 2020

Il mérite bien un petit rappel.

LA SARCELLE D’HIVER

Anas crecca

En cette période de l’année, j’ai quitté ma parue nuptiale. Je n’en ai plus besoin… Le travail a été fait.

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Creux-de-Terre/VD, août 2020

Si vous voulez admirer mes splendides couleurs, repassez plus tard, en fin d’année peut-être.

Nous nous trouvons beaux ! Et vous ?

Marais de Sionnet/GE, janvier 2021

LE BEC-CROISÉ DES SAPINS

Loxia curvirostra

Une ombre dans le ciel. La voilà qu’elle se pose au sommet d’un épicéa. Vite les jumelles…

Erreur fatale. J’aurais dû prendre mon appareil photo, car elle ne reste pas très longtemps. Heureusement, Christine a été plus rapide. Deux images fugaces de notre première bec-croisé des sapins que nous garderons dans nos fichiers uniquement pour être surs de ne pas avoir rêvé.

Le lendemain, même endroit. Nous sommes aux aguets. La lumière est celle qu’elle est, mais toute la famille est là ! Une photo volée.

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La Barillette/VD, juillet 2020

Il a fallu attendre longtemps, mais nous les avons revus. Le mâle s’est envolé, la femelle a été plus complaisante.

Alpe di Salei/TI, octobre 2021

Les oiseaux aussi reviennent à leurs premiers amours. Trois ans après, pratiquement sur le même sapin…

La Barillette/VD, août 2023

Cette année, le passage des Becs-croisés en Suisse a été particulièrement abondant. Plus de 2550 oiseaux ont été bagués au col du Bretolet. Pas étonnant qu’une nuée de jeunes soit venue nous dire bonjour.

LE PIPIT DES ARBRES

Anthus trivialis

Drôle de nom pour un oiseau qui vit là où il n’y plus d’arbres… Mais il n’en fut pas toujours ainsi.

Jadis, son chant mélodieux et son vol étrange habillaient nos plaines. La disparition des ses lieux de nidification l’ont poussé à la montagne.

Il a fallu un peu de patience pour l’approcher.

Grossalp/TI, septembre 2021

Puis, un jour, il a retrouvé ses arbres.

Il reste toutefois une exclusivité tessinoise.

LE BOUQUETIN

Capra ibex

Elle regarde ailleurs, là où nous ne pouvons voir. Que cherche-t-elle ? A quoi pense-t-elle ?

Allez savoir. Peut-être elle savoure sa solitude.

Robiei/TI, juillet 2020

Une année s’est écoulée. Un jeune mâle pointe son nez.

Zermatt/VS, juillet 2021

Mais revenons au début de notre histoire. Elle n’est plus seule…

Robiei/TI, juillet 2021

Un beau jour, l’hiver approchant, les mâles rejoignent les femelles.

LE FAISAN DE COLCHIDE

Phasianus colchicus

En attendant le mâle et ses magnifiques couleurs, admirons cette poule avec sa nichée. Un jeune mâle en fait partie d’ailleurs. Peut-être l’année prochaine.

Il s’est fait attendre, le coquin. Mais nous sommes tenaces, même s’il est un peu loin !

Marais de Sionnet/GE, décembre 2020

C’est mieux lorsqu’il courtise ses deux poules.

Marais de Sionnet/GE, février 2021

Il ne peut pas s’empêcher de faire le beau.

Marais de Sionnet/GE, mars 2021

Il est assez rare de le surprendre au milieu d’un champ labouré, où il n’a pas d’endroits où se cacher. Son décollage tout sauf foudroyant a fait le bonheur de l’appareil photographique.

LA MÉSANGE NOIRE

Periparus ater

Bien qu’elle soit la plus répandue des mésanges suisses, ce n’est pas elle, et de loin, que l’on voit le plus souvent. C’est qu’elle aime les forêts de sapins bien profondes et adore se cacher.

Mais parfois ces sapins laissent filtrer des odeurs alléchantes de graines perdues par des promeneurs inattentifs…

Val Roseg/GR, septembre et octobre 2020

LA GRIVE MUSICIENNE

Turdus philomelos

Alors, draine ou musicienne ? Seule la taille est vraiment un critère de reconnaissance. Et aussi, en moindre mesure, les taches sur la poitrine en forme de flèche pour la musicienne.

Zermatt/VS, juillet 2020

Espèce commune, mais oiseau discret et furtif, elle nous a rendu la tâche difficile, d’autant plus qu’en période de reproduction, elle se cache dans les frondaisons de la forêt.

Bolla Rossa/TI, avril 2021

Perly-Certoux/GE, février 2022

Son chant puissant nous tient compagnie pendant nos promenades dans la forêt de la Bolla Rossa. Nous avons beau chercher au sommet des arbres, elle demeure invisible. D’autres l’ont trouvée pour nous, quelques jours auparavant.

Cette fois-ci, elle a abandonné toute discrétion. Plus de frondaisons, mais un ciel bleu pour la mettre en valeur.

LE TRAQUET MOTTEUX

Oenanthe oenanthe

Au vol, le « T » noir renversé qui orne sa queue le rend aisément identifiable. Au sol, c’est une autre histoire car il se déplace sans cesse parmi les rochers de nos paysages alpins, à la recherche de sa pitance.

Il faut attendre qu’il se repose élégamment au sommet d’un gros caillou…

Zermatt/VS, juillet 2020

Autre saison, autres couleurs.

Marais de Sionnet/GE, mars 2021

Parfois, en photo animalière, lorsque nous attendons patiemment qu’un animal se montre (la marmotte à l’occasion), d’autres curieux s’en mêlent…

Piz Lagalb/GR, juillet 2021

Une tuile passait par là.

Presque trois ans d’absence. Le revoilà.