Ses déplacements incessants, ses vols saccadés entre les feuillages ne cessent d’attirer l’attention du photographe convaincu d’avoir déniché l’oiseau rare… Il a au moins le mérite de servir de proie au faucon pèlerin et à l’autour.
Mais il faut bien admettre qu’en parade nuptiale, il n’est pas si moche que cela !
Pointe à la Bise/GE, avril 2020
A vrai dire, il est même beau.
Marais de Sionnet/GE, avril 2022
Ils sont partout et tellement nombreux, qu’il fallait bien qu’un jour un jeune tombe dans l’escarcelle.
Début mars, mes jumelles fouillent le plan d’eau, s’attardent sur les roseaux. Foulques, poules d’eau, un grèbe huppé, deux bergeronnettes grises, quelques chipeaux. Rien de nouveau. Brusque retour en arrière, le grèbe a quelque chose sur le dos ! Ébahi, je dois me rendre à l’évidence, les jeunes sont déjà là !
Barrage de Verbois/GE, mars 2024
Que du monde ! Commençons par chasser les intrus. Pas question d’envahir mon territoire de pêche. Tous les poissons sont à moi !
Depuis lors, nous l’avons croisé souvent au fil de nos promenades dans la nature. , toujours aussi difficile à saisir. Celui-ci nous a paru assez réussi.
Chasseur impitoyable, l’épervier traque les passereaux jusqu’aux mangeoires installées dans les jardins. Volant bas, se dissimulant derrière les aspérités du terrain et les buissons, il tente de surprendre ses victimes. Il n’hésite pas à traquer sa proie dans les haies, mettant parfois pied à terre.
Giardino magico, Bellinzona, janvier 2020
Le dessus du mâle est gris ardoisé, celui de la femelle, plus grande, est brun. Tous les deux ont une poitrine finement striée, brun roussâtre pour lui, brun pour elle.
Après l’avoir tant cherché, le voilà enfin. Il vient vers moi et ma cachette. Déjà je savoure la photo du siècle, lorsque deux corbeaux freux l’attaquent et l’éloignent.
Inkwilersee/SO, août 2021
Malgré tous mes efforts, il reste fidèle au Tessin. Difficile d’affirmer le contraire.
Il y a quelques années, un groupe de chardonnerets voletait de temps en temps dans le quartier. L’un ou l’autre de ces oiseaux se posait alors brièvement sur les arbres en face de notre balcon. Le temps d’admirer ses splendides couleurs.
Ils ont disparu. Alors partons au Tessin pour les retrouver.
Son chant varié résonne jour et nuit dans les bois et bosquets longeant une rivière. Il est là, mais il ne se montre guère…
Teppes de Verbois/GE, mars 2020
Pourtant, il n’est pas si désagréable à regarder !
Marais de Sionnet/GE, juin 2021
Cette maman ne se souciait guère du photographe, occupée comme elle l’était à se procurer de la nourriture pour ses petits.
La Feuillée/GE, juin 2021
Les années passent. Avril est de retour et avec lui le rossignol philomèle. Il est temps de se soucier de construire sa maison. Dès les premières lumières de l’aube, un ballet incessant entre entre les herbes, feuilles mortes, brindilles de roseaux et ce buisson d’orties bien accueillant.
Le travail terminé, il a bien le droit d’être fier de lui et de le faire savoir au monde entier.
Marais de Sionnet/GE, avril 2022
Les années passent. Avril est à nouveau là. Le rossignol aussi.
La femelle ne ressent pas le même besoin de plaire. Elle fuit même la célébrité…
Bords de l’Aire/GE, mars 2020
Et voilà le couple réuni.
Val Roseg/GR, septembre 2020
Il est tellement présent lors de nos sorties ornithologiques, que nous l’avions un peu négligé. Il était temps que nous lui faisions un peu de place sur notre site.
Si beaucoup de monde désigne la foulque macroule comme étant une poule d’eau, c’est sa faute. Sa peur la pousse à se cacher au moindre danger, même si celui-ci n’est que présumé. L’observateur distrait ne la voit donc jamais…
Comme elle vit près des rivages riches en végétation, elle court immédiatement s’y dissimuler. Pas assez vite pour des photographes avisés qui passaient par là.