Quelques heures aux Teppes de Verbois

Suivons le Rhône… En aval du barrage de Verbois, il s’écoule encore quelques kilomètres dans la campagne genevoise, avant de s’enfuir en France voisine.

Plusieurs chemins sillonnent les bois de la rive droite. Ils vous amènent tantôt au bord du fleuve, tantôt sur les rives d’étangs. Quatre observatoires très bien pensés et aménagés vous attendent.

Aux premières heures du matin ou avant le coucher du soleil, les lumières sont divines et la réserve est, en général, presque déserte.

Ce n’était pas le cas hier soir, mais foulques, grèbes castagneux et huppés, nettes rousses étaient au rendez-vous. Les milans inspectaient les cieux. L’un d’eux s’est même brièvement arrêté sur un arbre dégagé, mais il a filé dès que nous avons pointé notre objectif sur lui. Une flèche azur est passée à toute vitesse : le martin-pêcheur que nous apercevions pour la première fois ici.

Il est déjà trop tard dans la saison pour les petits oiseaux. Leurs chants prouvent leur présence, mais les feuillages les dissimulent. A cette époque de l’année, nous parvenons à identifier fauvettes à tête noire, pinsons des arbres, mésanges charbonnières, merles et étourneaux. Un pic épeiche se fait entendre au loin…

En voici toutefois un qui nous ne parvenons pas à identifier avec certitude. La femelle du rougequeue à front blanc ? Le rossignol philomèle ?

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LE MILAN NOIR

Milvus migrans

Comme les hirondelles, il annonce le printemps. De retour d’Afrique, ce superbe planeur arpente nos cieux dans un mouvement élégant et un peu paresseux.

Soudainement, sa silhouette disparaît pour plonger dans la forêt, à la recherche de l’endroit idéal pour construire son nid, toujours haut placé, dans la fourche d’un arbre difficilement atteignable pour nous autres humains, qui ne disposons pas d’ailes.

Le plus souvent, il domine les airs.

Mais, de temps en temps, il vient à terre…

Bords de l’Aire/GE, avril 2020

Ce matin, il faisait sa toilette juste en face de l’observatoire.

Teppes de Verbois/GE, juin 2020

Un dernier pour la route.

Marais de Sionnet/GE, avril 2021

Nous l’avions un peu oublié. Nonchalant, il s’est regardé dans la glace, avant de survoler élégamment le bassin et de s’en aller, un brin agacé par les sternes.

Barrage de Verbois/GE, juin 2022

L’année passée, il était déjà la, montant la garde sur la plus haute branche d’un arbre desséché. Cette année, il est revenu et il retrouvé son perchoir.

Il s’envole, il disparaît, mais il revient toujours, à un rythme que seul lui connaît.

Il aurait été dommage de rater l’occasion.

LA BERGERONNETTE GRISE

Motacilla alba

Présente sur tout le territoire suisse, la bergeronnette grise est certainement l’un des oiseaux le plus connu chez nous. Si elle aime les rivages, on la trouve un peu partout.

Le hochement de sa queue et son vol ondulé la rendent facilement identifiable, même de loin.

Réserve Baldeggersee/LU, juin 2020

Quelques mois après, sa descendance est là.

Lieu dit « Quatre-Vingts », Yverdon/VD, août 2020

Est-ce la même devenue adulte ? Peut-être…

Plage des Eaux-Vives/GE, décembre 2020

Un festival de bergeronnettes.

Barrage de Verbois/GE, mai 2021

Vous aviez peut-être oublié ses dons d’acrobate ? Voici un petit rappel !

Réserve des Grangettes/VD, mars 2022

Bollette/TI, avril 2023