LA FAUVETTE À TÊTE NOIRE

Sylvia atricapilla

Seul le mâle promène fièrement sa belle calotte noire qui le rend facilement reconnaissable. La femelle et les jeunes se contentent d’un marron plus anonyme…

Très commune chez nous, elle reste difficile à photographier car elle se déplace sans cesse, sauf lorsqu’elle s’arrête pour nous faire entendre son joli chant.

Nous lui donnons rendez-vous au début du printemps prochain, lorsque les feuillages qui la dissimulent auront disparu…

Mais pourquoi attendre ?

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Les Teppes de Verbois/GE, juin 2020

Cette fois-ci, nous sommes bien au printemps. Un matin, très tôt, juste un brin de lumière.

Marais de Sionnet/GE, mars 2022

Une année a passé. Mâle et femelle prennent la pose.

Giardino magico, Bellinzona, mars 2023

Marais de Sionnet/GE, avril 2023

Pas pendant longtemps. Il faut penser à nourrir la famille.

La Feuillée/GE, mai 2023

LE ROUGE-GORGE FAMILIER

Erithacus rubecula

Aisément reconnaissable à sa silhouette rondelette, à ses ailes courtes et, surtout, à sa poitrine largement orangée, le rouge-gorge est un oiseau souvent très peu méfiant, qui peut venir sautiller sur ses solides pattes à quelques mètres de vous.

Mais il peut aussi se faire rare, comme cette année-ci à Genève. Très rare même. Une courte apparition dans la faible lumière d’un bois désormais touffu.

Mais l’automne arrivant, le voilà moins timide…

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Embouchure de la Thièle, Yverdon/VD, octobre 2020

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Lac des Vernes/GE, novembre 2020

Et même la neige ne lui fait pas peur !

Bellinzona/TI, décembre 2020

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Il est à nouveau à l’aise dans nos bois. Un vrai plaisir pour les yeux.

Moulin de Vert/GE, mai 2022

LE PIC ÉPEICHE

Dendrocopos major

« Toc-toc-toc » le martèlement du pic épeiche s’entend de plus en plus souvent dans les bois genevois.

L’entendre ne signifie pas le voir. Le bruit s’en va d’un arbre à l’autre et il faut déjà le repérer. Puis, le nez en l’air, le suivre dans ses déplacement là-haut dans les branches… Mais quelle satisfaction lorsque, enfin , il se dévoile un instant. Son plumage noir et blanc, aux reflets écarlates est alors un plaisir pour les yeux.

Bords de l’Aire/GE, mars 2020

Elle et lui, en plumage de parade.

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Lac des Vernes/GE, novembre 2020

Creux-de-Terre/VD, mars 2021

On dirait qu’ils se sont rencontrés…

Laghetto di Gudo/TI, mai 2021

LA NETTE ROUSSE

Netta rufina

Je suis caché quelque part dans la réserve de Fanel. Soudainement, dans mes jumelles , au loin, apparaît une tache rousse qui s’approche lentement. Un canard, mais lequel ? Je n’en ai jamais vu d’aussi coloré !

C’était il y a quelques années. Une nette rousse, une rareté à l’époque.

Ce n’est plus le cas maintenant. Leur nombre a explosé sur nos lacs et rivières. Un bon signe, car ces oiseaux aiment une eau de qualité.

Teppes de Verbois/GE, mars 2020

La qualité de l’eau n’est peut-être pas la seule explication de l’augmentation des nettes rousses…

Teppes de Verbois/GE, mai 2020

L’hiver venu, filles et garçons se retrouvent dans les eaux calmes d’un port genevois.

Plage des Eaux-Vives/GE, décembre 2020

Il vient de quitter son coiffeur…

Réserve des Grangettes/VD, mars 2021

… pour sortir avec madame !

Marais de Sionnet/GE, avril 2022

Zut ! Ils sont mignons tous les deux.

Lequel je vais choisir ? Et si je m’offrais l’un et l’autre ?

Creux-de-Terre/VD, avril 2023

LE ROITELET HUPPÉ

Regulus regulus

Il dispute à son cousin, le roitelet à triple bandeau, le titre d’oiseau le plus petit d’Europe. Comme lui, il est insaisissable, bondissant sans cesse d’une branche à l’autre de son épicéa ou de son sapin. Il le faut, car il doit manger chaque jour son poids en insectes variés.

Mogno/TI, janvier 2020

Vous ne le voyez pas ? Enfin, cherchez mieux… La tache jaune tout en haut, à gauche !

Un peu plus proche, l’espace d’un instant.

Réserve de Cudrefin/VD, novembre 2020

Quant à celui-ci, nul doute sur le photographe lorsque l’on connaît la silhouette des amis du site.

Zermatt/VS, mars 2023

Déjà difficile à photographier, à cause de son activité incessante, c’est un véritable exploit de capturer son image en vol. Patrick, il y est parvenu. Chapeau !

LE ROITELET À TRIPLE BANDEAU

Regulus ignicapilla

Cinq à sept grammes de plumes splendidement colorées qui se déplacent sans cesse, s’arrêtant un instant sur une branche pour mieux sautiller sur une autre.

Autant dire que le photographier est un authentique exploit.

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Giardino magico, Bellinzona, novembre 2018

Cette minuscule femelle (la bande sur la tête du mâle est orange) est capable de pondre 7 à 10 oeufs chaque année. Incroyable, n’est-ce-pas ?

Et pour faire cela, elle ne pouvait pas rester seule…

Pointe à la Bise/GE, février 2021

Le site a dû attendre longtemps pour pouvoir publier une nouvelle photo. Il ne nous reste à espérer que le prochain ne tarde pas autant.

Presque une année, en fait. Mais il valait la peine d’attendre. Il est vraiment splendide. Et c’est un garçon !

LE MOINEAU DOMESTIQUE

Passer domesticus

Que dire de cet oiseau et de son frère, le moineau friquet, ou de son cousin tessinois, le moineau cisalpin ?

Les jours de mauvaise humeur, nous le chassons de la table sur la terrasse de notre restaurant préféré, un tantinet agacés. Les autres jours, nous l’ignorons. D’ailleurs qui sait vraiment faire la différence entre l’un et l’autre ?

Marais de Sionnet/GE, octobre 2020

Est-ce le même oiseau ?

Lac des Vernes/GE, mars 2021

Casa, dolce casa.

LE HÉRON CENDRÉ

Ardea cinerea

À mes débuts de photographe animalier, certes il y a bien longtemps, ce grand échassier gris et blanc était rare et plutôt méfiant.

Les choses ont bien changé aujourd’hui. Il a conquit son territoire. Nous le rencontrons un peu partout, parfois même près de la ville.

Le photographier n’est plus un petit exploit, même si parfois sa méfiance atavique envers de l’home lui fait prendre la poudre d’escampette.

Pas lorsqu’il a faim.

Bords de l’Aire/GE, avril 2020

Incroyable, mais vrai !

Bords de la Seymaz//GE, mai 2020

Il s’est même envolé avec.

Les jours s’écoulent. Les jeunes sont là.

Creux-de-Terre/VD, août 2020

Embouchure du Moujon/VD, septembre 2020

Mais, n’ayez aucune crainte. Ils deviendront comme celui-ci.

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Port Choiseul/GE, novembre 2020

Et peut-être, ils se prendront pour des canards, eux-aussi !

Marais de Sionnet/GE, décembre 2020

Il reste toutefois un prédateur redoutable. Et comme tout prédateur, il sait remarquablement se déguiser.

Marais de Sionnet/GE, avril 2021

Se déguiser ? De ses proies bien entendu. L’homme ne lui fait plus peur. Il est resté avec moi une bonne dizaine de minutes, à dix mètres de distance. Pour finir, il m’a fait clairement comprendre que je devais déguerpir.

Marais de Sionnet/GE, octobre 2021

Autre endroit, autre héron. Pendant une vingtaine de minutes, nous nous sommes observés dans les yeux. J’attendais qu’il s’envole, je me suis même approché de lui. Seul le mince filet de l’Aire nous séparait. Il a continué sa toilette sans se soucier de moi et puis, il m’a simplement tourné le dos…

Bord de l’Aire(GE, décembre 2021

Il est beau, n’est-ce-pas ? Mais vous ne l’avez pas encore vu en vol.

Barrage de Verbois/GE, mai 2022

Réserve de Cudrefin/VD, juin 2022

Oiseau magnifique ! Il est pratiquement impossible de résister à l’envie de le photographier.

Foce della Maggia/TI, avril 2023

LE CANARD COLVERT

Encore un dont personne ne se soucie ! Il est tellement commun sur nos eaux qu’il n’attire plus l’attention du badaud.

Pourtant, le mâle arbore des couleurs splendides, finement ciselées. Peut-être paie-t-il sa réputation de dragueur impénitent et d’époux volage. Pourquoi s’en priver, diront ou penseront certains…

Sa femelle est sûrement la reine de toutes les canardes.

Réserve de Cudrefin/VD, mai 2020

Une image différente.

Marais de Sionnet/GE, mars 2021

Un beau jour d’automne.

Peney/GE, novembre 2021

Mâle et femelle ensemble. Ce qui devait arriver, arriva.

Flachsee/AG, juin 2022

L’ÉTOURNEAU SANSONNET

Sturnus vulgaris

Jusqu’à il y a quelques jours, il faisait partie de ces oiseaux qui venaient jouer à notre proximité lorsque l’appareil photographique était rangé dans son tiroir, mais qui se dérobaient lorsque nous partions à sa recherche…

Son plumage noir aux magnifiques reflets bronzés, ponctué de tâches blanches, figure désormais dans notre collection.

Bords de l’Aire/GE, avril 2020

La plupart d’entre eux ont migré vers d’autres cieux. Mais il en reste toujours quelques uns pour le plaisir de nos yeux.

Marais de Sionnet/GE, décembre 2020

Lac des Vernes/GE, mars 2021

Des centaines, même. C’est toujours un plaisir de les voir apparaitre de nulle part, disparaitre en un instant, pour mieux revenir.

Avully/GE, décembre 2021

Ils ont beau être communs, ils restent parmi nos oiseaux les plus spectaculaires.

Les Allues/GE, avril 2022

Le voilà de retour. Un jour ensoleillé etune atmosphère que le grand froid rend presque transparente mettent en valeur ses splendides couleurs.