LA ROUSSEROLLE EFFARVATTE

Acrocephalus scirpaceus

Il y a peu de temps, nous étions dans le delta du Danube. Notre guide s’efforçait d’éduquer notre oreille musicale, nous désignant le chant de la rousserolle effarvatte par ici et celui de la rousserolle verderolle par là. Car ce n’est que par leur chant qu’on peut les identifier…

Nous voilà en Suisse, maintenant. Et rien n’a changé !

Voici une piste…

… et un portrait.

*cliquez sur l’image

Marais de Sionnet, Choulex/GE, mai 2020

Une explosion de rousserolles…

Teppes de Verbois/GE, juin 2020

…et une séance de nourrissage.

Marais de Sionnet/GE, juin 2021

Elle a pris la pose !

Marais de Sionnet/GE, mai 2022

Année après année, dès fin avril, elle revient. Les roselières résonnent de son chant. Il suffit d’avoir la patience d’attendre qu’elle se dévoile.

Marais de Sionnet/GE, mai 2023

Mais elle se déplace sans cesse- Il faut être plus rapide qu’elle.

LA STERNE PIERREGARIN

Sterna hirundo

La différence entre une sterne et l’autre est parfois assez subtile : la couleur du bec et des pattes, la longueur de la queue… Seule la pointe du bec noir permet d’affirmer qu’il s’agit de notre oiseau et non pas d’une sterne arctique. Heureusement, cette dernière est rare en Suisse.

Quelle élégance en vol, quel spectacle lorsqu’elle plonge dans l’eau à la recherche de sa pitance.

Réserve de Cudrefin/VD, mai 2020

Maman, j’ai faim…

Réserve de Cudrefin/VD, juin 2020

Chasse-t-elle ou s’admire-t-elle dans la glace ?

Peut-être la même, en parade cette fois-ci.

Barrage de Verbois/GE, mai 2022

Enfin, il faut bien manger.

Prévérenges/VD, juin 2022

Sur l’île de Préverenges, les mouettes rieuses sont arrivées depuis bien longtemps. Plus de place sur la plateforme pour les sternes qui doivent se contenter des rochers aux alentours.

Prévérenges/VD, juin 2023

LE GOÉLAND LEUCOPHÉE

Larus michahellis

Auparavant, il faisait partie de la famille du goéland argenté… puis des études génétiques ont relevé des différences notables et il a acquis son indépendance et changé de nom.

Il reste un oiseau remarquable. Son cercle orbital rouge lui donne un air coquin…

Mais saviez-vous que la tache rouge au bout de son bec sert à ses poussins qui la tapotent pour quémander leur nourriture ?

Réserve de Cudrefin/VD, mai 2020

Présent…

…et futur.

Pointe à la Bise/GE, décembre 2020

Coucou, c’est encore nous.

Embouchure du Mujon/VD, janvier 2021

LE GRAND CORMORAN

Phalacrocorax carbo

En voilà un qui était plutôt rare dans nos contrées il y a seulement une quinzaine d’années. Il est désormais présent en grand nombre sur tous nos lacs.

Pauvres poissons…

Il faut avouer que notre pays lui convient plutôt bien.

Pointe à la Bise/GE, décembre 2020

Barrage de Verbois/GE, janvier 2021

Aujourd’hui, les eaux du canal de la Broye sont couvertes de cormorans qui pêchent et le ciel se remplit de leur vol.

Réserve de Fanel/BE, avril 2022

Celui qui sait voler, est aussi capable d’atterrir.

Creux-de-Terre/VD, septembre 2023

LE BRUANT DES ROSEAUX

Emberiza schoeniclus

Le mâle parcourt les roselières tel un bandit masqué cherchant sa proie. La femelle le suit, plus discrète. Tous les deux virevoltent d’une tige à l’autre, sans jamais s’arrêter longtemps.

Autant dire qu’ils ne sont pas toujours faciles à photographier. Mon premier essai n’était qu’un point perdu dans le marais. Depuis lors, nous avons tous fait des progrès.

Tant au Tessin qu’à Genève.

Lac des Vernes/GE, novembre 2020

Bolle di Magadino/TI, mars 2021

Marais de Sionnet/GE, mars 2021

Peu à peu, il est parvenu à devenir un compagnon régulier de nos sorties ornithologues.

LE FAUCON CRÉCERELLE

Falco tinnunculus

Son vol stationnaire dans le ciel, le battement des ailes, la queue écartée et enfin la plongée à la recherche d’une proie le rendent inimitable. Le mâle a la tête et le cou gris bleuté, la femelle, châtain clair, rayés de brun.

Comme le geai, il fait partie des ces oiseaux qui me fuyaient. Je me rappelle d’un jour, assis dans ma voiture, une cigarette à la main. Il est venu se percher sur un réverbère, à une dizaine de mètres, longtemps, me regardant narquois car mon appareil photo était dans le coffre…

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un nid au-dessus de sa tête.

Puplinge/GE, mai 2019

Mais ce magnifique rapace s’est tellement répandu chez nous que la chose ne pouvait pas durer !

Difficile de faire plus près.

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Bolken/SO, août 2020

Madame n’a pas peur de braver la neige, à 2500 mètres d’altitude.

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Umbrail Pass/GR, octobre 2020

Quant à lui, il fait ses exercices matinaux…

Plan-les-Ouates, GE, novembre 2020

Enfin deux cartes postales de fin d’année.

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Marais de Sionnet/GE, décembre 2020

Et une nouvelle année commence.

Landecy/GE, janvier 2021

Venez chasser avec moi . Ils sont délicieux !

Marais de Sionnet/GE, février 2021

Devoir accompli. La descendance est assurée.

Puplinges/GE, juillet 2021

Il peut recommencer à songer à se nourrir. Son plat du jour est généralement composé de campagnols bien frais. Mais un gourmet sait varier son plaisir.

Giardino magico/TI, janvier 2022

Puis, un jour en fin d’après-midi, occupé à se nourrir, ils ont perdu toute leur méfiance. A quelques mètres de nous, ils nous ont offert un ballet époustouflant, illuminés par les derniers rayons de soleil.

Klingnaustausee/AG, juin 2022

L’HIRONDELLE RUSTIQUE

Hirundo rustica

Jadis annonciatrices du printemps, tout au moins dans la fantaisie populaire, ces temps-ci elles arrivent souvent plus tard. Fin avril, cette année.

Seuls leurs ballets incessants, frénétiques, saccadés et désordonnés restent éternels et fascinants.

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Barrage de Verbois/GE, avril 2020

Cette année, elles sont arrivées avec le printemps, comme il le veut la tradition. Mais leur vol est toujours aussi rapide et imprévisible…

Nant d’Avril/GE, avril 2021

Heureusement pour le photographe, elles doivent aussi bâtir leur nid. La boue indispensable ne se trouve pas en l’air.

Marais de Sionnet/GE, avril 2021

Locarno est connue pour son festival…

Bolla Rossa/TI, avril 2021

…mais pour le restaurant, elles ont choisi la Suisse alémanique.

Klingnauerstausee/AG, juin 2022

LE GEAI DES CHÊNES

Garrulus glandarius

Satané geai ! Depuis des années, je lui cours après pour obtenir un bon portrait. Le plus souvent enfoui dans les feuillages, mais aussi en parade nuptiale ou perché quelques instants sur une branche en face de moi, j’ai pu l’admirer à moult reprises. Mais pas question de le photographier !

Cela ne pouvait pas durer.

Laghetto di Gudo/TI, mai 2021

Satané geai ! Patrick lui a aussi couru après longtemps, sans résultat notoire. Mais il a fini par gagner. Une première fois, puis une deuxième…

LE VERDIER D’EUROPE

Chloris chloris

Corps trapu, bec conique et couleur jaune en bordure des ailes le rendent facilement identifiable. Mais il semblait se faire rare depuis la création de notre site et nous avions de la peine à réussir un portrait satisfaisant.

L’antenne tessinoise nous a donné un coup de main.

La voie était ouverte.

La Feuillée/GE, juin 2021

Celle-ci se prenait pour un chardonneret élégant.

Marais de Sionnet/GE, novembre 2021

Cette autre ne cessait de se pavaner.

Elle espérait sans doute attirer l’attention de ce joli garçon, perché la haut au sommet de l’arbre.

Perly-Certoux/GE, février 2022

LE GRIMPERAU DES BOIS

Certhia familiaris

Encore un qui se prend pour un pic sans l’être. Ce passereau se sert de sa queue pour grimper en spirale le long d’un tronc afin d’y dénicher son repas. Arrivé en haut, il se laisse tomber pour mieux recommencer avec un autre arbre.

Il ressemble tellement au grimpereau des jardins que seuls son son habitat et la longueur de son ongle postérieur permettent de l’identifier.

Des critères qui ne laissent aucun doute sur celui-ci.

Val Roseg/GR, septembre 2020