Canard marin par excellence, elle passe parfois ses hivers sur nos lacs. Méfiante et farouche, elle ne se montre guère, préférant le large aux rivages. Alors, lorsqu’on a la chance d’en voir une de près, il ne faut surtout pas rater l’occasion…
Les passereaux guettent l’aube pour s’envoler, les canards sont des lève-tard, les corneilles n’ont pas d’horaire, les hérons ne font qu’à leur guise…
Malgré son appareil dernier cri et son gros téléobjectif, la mésange bleue est trop lointaine. Il faut tenter une approche. Zut, elle est partie…
La grive draine ne l’a pas vu. Elle se pose sur une branche. Un rapide controle de l’ouverture, une vérification de la vitesse. Où est-elle ? Elle n’est plus là.
Le soleil se cache derrière un nuage, le ciel se couvre, la pluie arrive…
Dure est la vie du photographe animalier.
La patience est sa seule arme. Le temps s’écoule. La lumière s’amenuise, la nuit arrive. C’est la fin de l’aventure.
L’automne s’écoule, paisible, sur la campagne genevoise. Jour après jour, là-haut dans le ciel, plane un rapace. La buse variable est la reine des airs. Les autres oiseaux de proie sont partis ou ne sont pas encore de retour. Tout au plus, un faucon crécerelle vient lui faire allégeance…
Un coup d’aile, un élégant virage, une glissade, elle atterrit dans un pré ou se perche sur une branche, à la recherche de sa pitance.
Mais elle a pénétré dans le royaume des corneilles. Des escarmouches éclatent, prélude au véritable combat qui aura lieu un jour.
Ce jour qui est enfin arrivé aujourd’hui, dans les cieux du marais de Sionnet.
Une première passe d’armes…
…suivie d’une deuxième.
Ni vainqueur, ni vaincu. Chacun a regagné son territoire.
Qui n’aime pas cette petite boule hérissée de piquants, à la bouille sympathique et souriante ? C’est une peluche vivante.
Pourtant, le hérisson a failli disparaître de nos contrées, écrasé ici et là, sur nos routes trop fréquentées, qu’il traverse la nuit, enquête de nourriture.
Contrairement à sa cousine, la cigogne blanche, elle n’est pas attirée par nos champs ou le toit d’une maison villageoise. Solitaire, on l’aperçoit rarement, presque toujours en vol.
Alors, si elle se pose un court instant, il faut en profiter, même si elle est en contre-jour.
Foce della Maggia/septembre 2021
Une longue absence. La revoici, en vol, dans la campagne genevoise.
Les serpents sont en général magnifiques. Mais je dois l’avouer : je ne les aimes pas, tout au moins de près. Alors quand Dominique m’a envoyé une photo, je n’ai envisagé un seul instant de la faire figurer sur ce site.
Réserve du Moulin de Vert/GE, février 2021
Puis, Paola a récidivé, ce qui m’a fait réfléchir…
Il est vrai. La vipère n’as pas de bec, ni d’ailes ou des pattes. Mais elle est présente sur notre sol, où on peut la rencontrer assez souvent. Elle mérite une place sur ce site.
Comment aurions-nous pu le découvrir, sans l’aide de Caroline ?
Perdu au milieu des terres arables et des pâturages, caché par une ceinture d’arbres et des roseaux, ce petit lac, partagé par deux cantons, Berne et Soleure, passe totalement inaperçu. Seuls les habitants du coin et quelques ornithologues expérimentés peuvent le connaître…
Il ne manque pourtant pas de cachet, ce jour-là à l’aube.
Et il n’est pas seulement beau. Aussi bien habité. Blongios nains et crabiers chevelus se cachent dans les deux îles au milieu du lac, avec leur progéniture, les rousserolles effarvattes se montrent des courts instants avant de disparaître dans les roseaux. Quelques grèbes huppés se promènent nonchalants en compagnie d’un couple de cygnes et six cygneaux. Un épervier sème la panique…
Et si, comme nous, vous avez la chance de parcourir ses rivages avec un monsieur très passionné et passionnant, Hans-Peter Äschlimann, qui connaît par coeur tous ses habitants, votre bonheur ne peut être que total, même si le faucon pélerin ne veut pas se montrer ce jour-là.
A découvrir au fil des saisons et au coucher du soleil…
Un coeur blanc percé par deux points noirs, impossible de se tromper. Mais il faut encore la voir, car l’effraie est un oiseau exclusivement nocturne qui se cache la journée, dans un vieux grenier ou un clocher d’église.
Le mieux est de trouver son nid. Nous l’avons fait grâce à Caroline.
Bolken/SO, août 2021
Toutes les règles ont leur exception…Elle semble apprécier cet arbre.